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 Investir dans la dette des marchés émergents


Joan ELBAZ * Chargée d'affaires solutions investissement, Amundi. Contact : joan.elbaz@amundi.com.
Sergei STRIGO ** Co-responsable Marchés émergents Fixed Income, Amundi. Contact : sergei.strigo@amundi.com. Les auteurs remercient Alice de Bazin, Tobias Hessenberger ainsi que Théophile Pouget-Abadie pour leurs contributions à cet article.

Depuis 2008, la dette des pays riches connaît des rendements faibles, voire négatifs, et leur croissance économique est faible. En revanche, les rendements de la dette des pays émergents sont restés positifs, voire élevés. Par ailleurs, ces pays apparaissent moins risqués, la croissance y est plus élevée et les réserves de change sont positives. Cet article situe le contexte de la dette des pays émergents dans le contexte macroéconomique et tente de comprendre quelles seront les conséquences de la crise de la Covid, puisque le FMI prévoit une croissance plus forte dans les pays émergents que dans les pays développés.

À la suite de la crise financière de 2008, le monde développé a connu une période persistante de taux bas, avec une part important de la dette mondiale – 18 000 Md$ en décembre 2020 – produisant des rendements négatifs (Bloomberg, 2020). À l'inverse, la dette des marchés émergents a continué d'offrir des rendements attractifs au cours de la dernière décennie. Par ailleurs, de nombreuses économies émergentes sont devenues structurellement plus fortes et, par conséquent, moins risquées aux yeux des investisseurs internationaux. Cela s'explique en partie par une indépendance accrue des banques centrales des pays émergents, ainsi que par une hausse de leurs réserves de change, améliorant la capacité des gouvernements à rembourser leur dette. Bien que les pays émergents aient été durement touchés par la crise de la Covid-19, le Fonds…