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 Endettement des entreprises françaises et crise de la Covid-19


Robert OPHÈLE * Ancien président, Autorité des marchés financiers (AMF) ; président du Conseil d'Orientation Debate papers, AEFR. Contact : r.ophele@noos.fr.

La transmission des décisions de politique monétaire à l’économie française a été, ces dernières années, conforme aux attentes ; avec une politique monétaire très accommodante, l’endettement des agents économiques privés a augmenté rapidement avec une baisse significative de son coût ; les banques françaises ont compensé par un effet volume l’incidence sur leur produit net bancaire de l’écrasement de leur marge d’intérêts. Cette trajectoire, largement similaire chez les ménages et chez les sociétés non financières (SNF), est cependant restée singulière dans la zone euro, l’endettement des agents économiques français augmentant de façon significative. S’agissant des sociétés non financières, le recours à l’endettement a été particulièrement prononcé, même si ce mouvement s’est accompagné d’un accroissement de la détention de liquidités. La crise sanitaire a accentué ces tendances. Cette accélération ponctuelle crée un potentiel élevé de refinancement des dettes et de transfert des risques par la titrisation. Elle rend aussi particulièrement sensible la question du rééquilibrage nécessaire du financement des entreprises françaises entre endettement et fonds propres. Dans ce contexte, les fonds de private equity, qui disposent de liquidités à investir très importantes, pourraient jouer un rôle important dans la sortie de crise.